Aller au menu
Aller au pied de page
logo de Avatars de Nerval

Avatars de Nerval

Dorien

Nicolas Graner

Précédent : Dix mots Un avatar au hasard Suivant : Doublons

Voir aussi :
Anagramme
Anagrammes
Couples anagrammatiques

Où De Neral paraît

Les quelques sonnets pessimistes qu'on me répéta souvent en 1939-1940 sont incrustés dans mon esprit. Sans chercher, ni même le décider, l'un sort quelquefois de ma mémoire, saccadé, mutilé, dépité, comme accablé de coups :

Je suis le ténébreux, le veuf désespéré,
Ce vil duc de Fréjus dans des murs décrépits.
Cette étoile est perdue, et le luth constellé
Trace le soleil noir de ma misanthropie.

La nuit, près du caveau, toi qui m'as décillé,
Rends-moi, entre la Mecque et des mers de Turquie,
Cette fleur qui plut tant à mon coeur désolé
Et la vigne où le pampre et des roses s'allient.

Qui suis-je ? Amour, Phébus ? Député de Biron ?
Ma crête est rouge, à tort, du bécot d'une reine.
J'ai rêvé de la cave où nage une sirène.

Mais quatre fois, vainqueur, je franchis l'Achéron.
Je murmure en deux temps sur cette flûte, Orphée,
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée.


L'ensemble de ce texte est une anagramme d'un texte de François Le Lionnais extrait de La peinture à Dora. Le titre est une anagramme de « La peinture à Dora » et contient une version déformée du nom De Nerval, comme le texte contient une version déformée de son poème.


© Nicolas Graner – 2013

Menu de navigation

Pied de page

Contacter l'auteur.

Cette page http://www.graner.net/nicolas/desdi/dora respecte les standards XHTML 1.0 strict et CSS 3.
Dernière modification le 20/09/2013.