Aller au menu
Aller au pied de page
Retour vers Le cothurne étroit

Sans la nommer

J'ai guinché d'un pas vif quand tomba la Bastille,
Disculpant l'humain fou jusqu'à rugir : bravo !
Dieu ! Marianne est jolie, qu'un bonnet phrygien coiffe...
J'ai vu, grand beau chant neuf, l'épique Marseillaise
Faire embrocher jadis aux piques vingt cocardes
Tels des coqs : ergots fiers, jambes plantées, bravaches !
Prends, chômeur efflanqué, bourgeois, jeune ouvrier,
Le fameux drapeau bleu, blanc, rouge — et qu'on vous juche !
Jugeant pendable et vil qui s'acharne et diffame,
J'absous qui, comme Hugo, Ferré, veut parler d'elle.


Voir le commentaire

© Nicolas Graner – février 2016

Menu de navigation

Pied de page

Contacter l'auteurFAQ

Cette page http://www.graner.net/nicolas/OULIPO/nommer.html respecte les standards XHTML 1.0 strict et CSS 3.
Dernière modification le 26/02/2016.